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Le facteur E : quelques explications

Auteur : Philippe Toullet |  28347 visites | En ligne : 18 décembre 2014

Monsieur Philippe Toullet Directeur pédagogique à l ’Institut Motricité Cérébrale a bien voulu répondre aux questions d’APF ECOUTE INFOS.

Vous trouverez de nombreux témoignages sur le sujet sur ce site.

Facteur E :
E comme EXTERNE et non pas comme EMOTION

Un certain nombre de sujet IMC ont des réactions excessives à des stimuli externes, le bruit, un déplacement rapide dans le champ visuel (menace visuelle) ou encore une stimulation tactile (piqure).

Nous avons tous une réaction motrice à ces stimuli externes, sujets IMC comme sujets valides. Nous allons par exemple tous sursauter si un bruit soudain nous surprend. Ce qui est pathologique, c’est l’exagération de cette réaction.

- Exagération sur le plan spatial : certains sujets IMC peuvent chuter après un stimulus externe, ou bien sursauteront pour un stimulus très faible (clic de souris informatique par exemple),

- Exagération temporo-spatial : non seulement la réaction est exagérée mais aussi le retour au calme est anormalement long.

Ce Facteur E ne doit pas être confondu avec l’émotivité qui est un état interne du sujet. Certains sujets IMC ont une émotivité exacerbée qui vont quelquefois les desservir dans leurs relations sociales. Il n’est pas aisé de savoir si cette émotivité est effectivement exagérée ou bien si ce trouble est le résultat d’une expression motrice exagérée. On peut avoir un facteur E exagéré sans être particulièrement émotif. De même, on peut avoir une émotivité exacerbée sans avoir de réaction excessive aux stimuli externes. Par contre, il est tout à fait possible que ces 2 troubles soient présents ensembles et qu’ils associent et multiplient leurs effets.

Le facteur E, stricto sensu, se définit (Prof. G. Tardieu, feuillets de l’infirmité motrice cérébrale. Paris : Association nationale des Infirmes Moteurs Cérébraux ANIMC Ed, 1969.) comme l’association des 3 composantes (stimulations auditive, visuelle et tactile). Mais il n’est pas obligatoire de retrouver cette association : on peut être tout particulièrement sensible au bruit soudain sans l’être à la menace visuelle ou la stimulation tactile. Dans ce cas, on ne parlera pas de facteur E mais seulement de réaction excessive au bruit soudain. Ce facteur E (et tout particulièrement cette réaction excessive au bruit soudain) peut être la cause principale de la limitation de la participation sociale des sujets IMC : il interdit à certains qui en auraient la possibilité motrice et cognitive de conduire une voiture ou un FRE, ou bien de traverser seule une rue ou encore de partager sereinement un repas entre amis.

Des essais de « désensibilisation » peuvent être tentés. Ils portent sur l’amélioration de la maîtrise des réactions motrices excessives et sur l’anticipation (pas toujours évidente quand il s’agit de bruit soudain !) du stimulus. Les résultats seront d’autant plus intéressants que le facteur E sera dissocié, c’est à dire portera seulement sur le problème auditif par exemple.

Apprendre à maîtriser son « facteur E » peut être un objectif abordé dans le cadre d’un suivi kinésithérapeutique. Les résultats seront variables suivant l’importance de ce Facteur E, le fait qu’il soit dissocié (réaction uniquement au bruit soudain, par exemple ou bien sans composante émotionnelle trop importante).

Il s’agit d’apprendre à contrôler ses réactions motrices, anticiper les conséquences fâcheuses (chutes, mouvements intempestifs…) par des stimulations progressivement croissantes dans leur intensité. Des supports tels que la relaxation, le contrôle respiratoire peuvent aider. Il ne s’agit pas de guérir de son facteur E mais plutôt de le surmonter, le contrôler…

 

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