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Vous pouvez aussi répondre au questionnaire-témoignage sur "Ma philosophie de vie" si vous le souhaitez. Vos réponses peuvent aider d’autres personnes.
Je m’appelle (prénom fictif) : Victoria
Sexe : Une femme
Mon âge : 13 ans
J’habite : Avec mes parents
Les personnes qui vous ont le plus aidé(e) (mère, père, sœur, frère, professeur (scolarité), médecin, professionnel de la santé, famille proche, amis, autres) :
Les personnes qui m’ont le plus aidée sont :
De quelle manière ? Comment ? :
Mes parents m’ont beaucoup aidée en ne s’apitoyant jamais sur mon sort, en ne craquant pas devant moi. Ils cherchent toujours la meilleure solution possible pour que tout soit "normal". Ils ont toujours refusé la pitié que d’autres pouvaient avoir envers moi, et je les en remercie !
Mes sœurs, de 11 et 4 ans, me considèrent comme leur sœur tout court, et non pas leur sœur handicapée. La plus grande a su me remonter le moral quand ça n’allait pas, et la petite a très bien su s’adapter à la différence entre ses deux grandes sœurs elle danse avec l’une et écoute de la musique avec l’autre !
Elles m’ont appris à être patiente, et je sais au moins que j’aurais toujours quelqu’un de dispo si j’ai besoin d’ouvrir les vannes.
Mes amis (proches), c’est comme ma deuxième famille. A un moment, j’étais tellement complexée par rapport à mon handicap que eux aussi étaient gênés, on n’abordait pas le sujet, et quand ils me voyaient triste ils ne comprenaient pas forcément pourquoi... Maintenant que j’ai appris à lâcher prise et à accepter la situation, on se connait beaucoup "mieux", et au risque parfois d’étonner leur entourage, le handicap n’est plus du tout un sujet tabou pour eux.
Ma kiné et mon ergo, avec qui j’ai partagé tant les fous rires que les crises de larmes, qui ont su m’expliquer le pourquoi du comment...
La personnalité que j’admire le plus, mon livre de référence, mon film préféré, etc. :
Une personnalité ? Grand Corps Malade, parce qu’il écrit des textes juste magnifiques...
Un livre... Alors là y’en a tellement...
Film... Aucune idée
Ma philosophie de vie :
J’ai longtemps été incroyablement susceptible et complexée par rapport a mon handicap. J’y refusais toute allusion, et chaque tentative de discussion sur le sujet se terminait en larmes. Un jour, une connaissance est venue me voir et m’a dit que si je continuais à réagir comme ça à chaque mot, à chaque remarque ou regard, j’allais me rendre malheureuse pour rien, et qu’il fallait que j’arrête de me comparer systématiquement aux autres (à ce moment-là, j’étais incroyablement jalouse des gens qui couraient, dansaient, sautaient, etc...).
J’ai alors décidé d’avancer du mieux que je pouvais, à mon rythme, avec mes objectifs, sans regarder à côté. D’accepter mon corps, avec ses difficultés et ce qu’il est capable de faire. A me donner à 100% dans ce que je fais. A être cool. A lâcher prise, à déstresser.
Je n’accepte par contre absolument pas qu’on m’aide, je tiens à mon autonomie, que ce soit chez moi ou à l’extérieur. Je déteste que des gens prennent la liberté de pousser mon fauteuil sans me demander mon avis : je suis tout à fait capable de le faire seule, et dans l’hypothèse où j’aurais besoin d’aide, de le demander !
Je n’aime pas qu’on ait pitié de moi : Je suis heureuse, en bonne santé, bien entourée...
Ce que j’aimerais dire tout simplement :
Effectivement, c’est pas toujours simple, mais ’faut pas toujours voir les choses du mauvais côté. Et puis, ce n’est pas comme si mon handicap était un poids énorme : je me déplace juste en fauteuil manuel, et au cas où un bâtiment est inaccessible, je peux me déplacer en béquilles sur une courte distance.
Ça ne m’empêche pas de sortir, de faire du sport (natation, cyclisme) et d’avoir une vie sociale, loin de là !
Nous vous remercions Victoria pour votre témoignage.